Culpabilidad
"Es lo que dice Bacon en una declaración muy importante, a la cual recurriremos a menudo. El distingue en su pintura tres elementos fundamentales, que son:
la estructura material,
el círculo-contorno,
la imagen montada.
Si se piensa en términos de escultura quiere decir: la armadura, el zócalo que podría ser móvil, la Figura que se desplaza en la armadura con el zócalo. Si fuera necesario ilustrarlos ( y él lo hace en ciertos aspectos, como en "El hombre con perro" de 1953) se diría: una plataforma, las tiras, los personajes que salen de las tiras y hacen su "recorrido cotidiano"."
"Citaremos desde ahora el texto completo: "Pensando en ellos como esculturas, la manera como podría hacerlo en pintura, y hacerlos mucho mejor en pintura me ha llegado subitamente al espíritu. Sería una especie de pintura estructurada, en la cual
las imágenes surgirían, por así decirlo, de un río de carne.
Esta idea suena terriblemente romántica, pero la veo de manera muy formal - y cual forma es la que tendría? - ellas se dirigen ciertamente sobre las estructuras materiales - Muchas figuras? - Si, y habría sin duda una plataforma que se elevaría mas alto que en la realidad y sobre la cual ellas podrían moverse
como si fuera de tiras de carne que se elevan las imágenes,
tanto como es posible, de gente determinada haciendo su recorrido cotidiano. Yo espero ser capaz de
hacer las figuras surgiendo de su propia carne
con sus sombreros de hongo y sus paraguas, y hacer las figuras tan desgarradoras como una Crucifixión".
Y Bacon añade: "He soñado esculturas puestas sobre una especie de armadura, una muy grande armadura hecha de manera que la escultura pueda deslizarse sobre ella y que la gente pueda asi mismo a su gusto cambiar la posición de la escultura."
"Y ese sistema, esa coexistencia de dos sectores de un lado y del otro, compacta el espacio, constituye un espacio absolutamente cerrado y giratorio, mucho más que si se procediera con la sombra, lo oscuro o lo indistinto.
Es por eso que en Bacon hay dos tipos de borroso, pero que pertenecen los dos a este sistema de alta precisión.
En el primer caso, lo borroso es obtenido no por indistinción, sino, al contrario, por la operación que "consiste en destruir la nitidez por la nitidez". Así el hombre con cabeza de cerdo, "Autorretrato" de 1973. O bien el tratamiento de los periódicos arrugados o no: como dice Leiris, los caracteres tipográficos están claramente trazados, y es su precisión mecánica misma la que se opone a su legibilidad.
En el otro caso, lo borroso es obtenido por los procesos de marcas libres, o de limpieza, que también pertenecen a los elementos precisos del sistema (habría aún otro caso).
Deleuze
"et d'autre part, le fait que cbacun, dans la vie humaine, « se cherche un territoire, supporte ou mène des déterritorialisations, et se reterritorialise presque sur n'importe quoi, souvenir, fétiche ou rêve »"
"On tire en effet immédiatement de ces indications l'idée que, dans un processus formellement décomposable en trois temps ou en trois étapes -constitution (ou occupation) d'un territoire, sortie de ce territoire, reconstitution d'un territoire -, la déterritorialisation correspond au deuxième temps et la reterritorialisation au troisième."
"Dans la sphère naturelle elle-même « un Territoire [ ... ) n'est pas un milieu», si l'on entend par là quelque chose de premier et de pré-constitué par rapport à l'animal ou au végétal qui s'y trouve.
Un territoire est en réalité « construit avec des aspects ou des portions de milieu», où s'exprime et s'impose une « marque qualitative».
Par conséquent, un territoire n'est autre chose que ce qui résulte de la
c( territorialisation )) d'un ou de plusieurs milieux, par l'émergence, en eux, de
(( qualités expressives, ( ... ) forcément appropriatives».
Quoique de telles qualités reviennent à des signatures, « la signature, le nom propre, n'est pas la marque constituée d'un sujet»: car il est seulement question de qualités expressives « au sens où el/es dessinent un territoire qui appartiendra au sujet qui les porte ou les produit», autrement dit, eu égard au seul « auto-mouvement» de ces qualités."
"c'est toute « forme », tout « agencement», toute « expression», toute « fonction », pour un « contenu» quelconque, considéré comme matériel ou non. Faire un territoire, territorialiser, cela se produit donc chaque fois qu'un contenu est rapporté ou assigné à une forme, à une fonction, etc."
"territorialisation, dès l'Anti-Œdipe, reçoit une acception aussi large que possible,
au-delà du cas de l
'appropriation d'un milieu donné par un vivant donné,
en désignant un processus comparable à celui d'une « macbine» qui capte, délimite et code un flux.
Tout au long de l'histoire, par exemple, la « machine sociale ou socius » a toujours eu cette fonction:
« coder les flux du désir, les inscrire, les enregistrer, faire qu'aucun flux ne coule qui ne soit tamponné, canalisé, réglé».
Elle s'y est justement employée comme « machine territoriale », au début, en rapportant tous les flux au « corps plein de la Terre» la opération littérale de territorialisation, reliant l 'Homme à Nature.
Quand cela n'a plus suffi, « la machine despotique» a pris le relais et « instauré une sorte de surcodage », en rapportant tous les flux au « corps du Despote». Enfin, la « machine capitaliste » a rapporté les flux au « corps de l'Argent»."
"« La reterritorialisation comme opération originale n'exprime pas un retour au territoire, mais [des]
rapports différentiels intérieurs à la D (= la déterritorialisation»."
"« La déterritorialisalion est toujours double,
parce qu'elle implique la coexistence d'une variable majeure et d'une variable mineure qui deviennent en même temps » (5e théorème) ;
« La double déterritorialisation non symétrique permet d'assigner une force déterritorialisante et une force déterritorialisée » chacune étant susceptible de prendre l'autre valeur (6" théorème) ;
« Le déterritorialisant a le rôle relatif d'expression, et le déterritorialisé le rôle relatif de contenu» (7 théorème);
« Un agencement n'a pas les mêmes forces ou la même vitesse de déterritorialisation qu'un autre » (8e théorème)."
"La relation entre l'insecte et la fleur est d'abord décrite ainsi:
« l'orchidée à l'air de reproduire une image de guêpe, mais plus profondément se déterritorialise en elle, en même temps que la guêpe à son tour se déterritorialise en s'accouplant à l'orchidée». Mais la guêpe. quittant la fleur, « reterritorialise l'orchidée, en en transportant le pollen».
Il y a manifestement, en plus des mouvements de déterritorialisation, des « procès de reterritorialisation » qui leur sont relatifs. De ce point de vue,
déterritorialisation et reterritorialisation sont « perpétuellement en branchement »."
"« On ne se déterritorialise jamais tout seul, mais il deux termes au moins ( ... ). Et cbacun de ces deux termes se reterritorialise sur l'autre»"
"« le moins déterritorialisé se reterritorialise sur le plus déterritorialisé »."
"La déterritorialisation « négative» est celle qui est « recouverte par une reterritorialisation qui la compense, si bien que la ligne de fuite reste barrée»"
"La déterritorialisation « relative », en partie « positive», est celle qui s'affirme jusque dans la reterritorialisation; mais selon une ligne de fuite « segmentarisée », qui
« s'engouffre dans des trous noirs, ou même aboutit à un trou noir généralisé (catastrophe) »"
"La déterritorialisation positive absolue, autrement dit absolue au sens d'un absolu
affirmatif, est celle qui «opère la création d'une nouvelle terre»"
"Chez Kafka encore, s'agissant de l'être « humain », il y a plusieurs descriptions d'un devenir-animal -comme celle du personnage principal de la Métamorphose, entité nommée « K. » qui se transforme peu à peu en coléoptère (cancrelat). Et cette description n'aurait « rien de métaphorique » ; elle constituerait au contraire
« une déterritorisalisation absolue de l'homme »"
"Si la philosophie est une véritable création de concepts, celle-ci présuppose que les concepts viennent peupler « comme un désert» c'est le plan de consistance ou « plan d'immanence» que la pensée instaure (terme emprunté à SOURIAU, 1939) -à l'encontre de toute transcendance, mais sans pour autant se défaire dans le chaos, qu'elle vient couper -, et qui « constitue le sol absolu de la philosophie, sa Terre ou sa déterritorialisation, sa fondation, sur lesquels elle crée ses concepts». Au fond, « la déterritorialisation est absolue quand la terre passe dans le pur plan d'immanence d'une pensée»"
Le Vocabulaire de Gilles Deleuze
Sous la direction de Robert SASSO et Arnaud VILLANI
"Les structures et les modalités de la désubjectivation témoignent de ce que l'intention de Deleuze n'est nullement (contrairement à ce que l'on a parfois cru), de proclamer la mort du sujet, mais de lui ôter tous ses masques, en montrant qu'il est tout aussi illégitime d'ancrer la question du sujet dans « J'individualité fixe de l'être infini» que de l'inscrire dans « les bornes sédentaires du sujet fini».
Plus précisément, elles montrent que son ambition est de repenser le devenir-sujet en sortant de l'oubli le problème scotien de l'individuation (heccéité) et en relevant le défi lancé par Nietzsche aux philosophes.
Mais alors que Duns Scot pensait l'individuation comme individuation par la forme, Deleuze la détermine comme individuation en intensité et dénonce les apories de la forme et de l'informe;
et alors que la conception nietzschéenne du devenir était généalogique, la sienne est « anti-généalogique ». Et, bien qu'il entende recueillir l'héritage de Nietzsche et réaliser sa prophétie (Vous serez un monstre et un chaos), Deleuze n'emprunte cependant pas le même chemin que lui il ne cherche pas à penser l'imprévisibilité
( l'innocence du devenir), mais l'aléatoire, il n'affirme pas la « pluralité des âmes mortelles », mais le caractère « numériquement un et formellement multiple» du devenir-sujet, et propose une conception du « champ de forces» qui, à la différence de celle de Nietzsche, est purement immanente."
Le Vocabulaire de Gilles Deleuze
Sous la direction de Robert SASSO et Arnaud VILLANI
"El investimento colectivo de los órganos remite de todas maneras a lo que es esencial en un código, a saber que un código es una máquina de desgarrar las alianzas con las filiaciones. Si empleo la palabra máquina es para indicar que no se trata de una axiomática, ni de un sistema deductivo. Nunca las alianzas se concluyen de las filiaciones, nunca derivan o se deducen de las filiaciones. Hay una máquina de conjurar las alianzas con las filiaciones, y esta máquina es la que opera a nivel de los códigos esa cosa fantástica, a saber que la forma de la reproducción social pasa por la forma de la reproducción humana; y que la familia, restringida o ampliada, es siempre, en una sociedad de códigos, una política, una estrategia y una táctica, en otros términos, la familia en absoluto es familiar. La familia es la forma directa del investimento del campo social extra-familiar, y encuentra ahí su función estratégica en tanto conjura las alianzas con las filiaciones."
Deleuze
"Cuando los biólogos hoy nos hablan de códigos genéticos, lo interesante es por qué emplean la palabra código pues estos tienen también aspectos de una axiomática. La palabra código esta fundada en dos aspectos, precisamente nos dicen que hay un código biológico porque todo reposa sobre una instancia extra-química, sobre una instancia o sobre formas de ligazón, capaces de poner en relación los cuerpos desnudados de afinidades químicas, de la misma manera que yo decía que, si se puede hablar de un código es porque hay una instancia extra-económica que se atribuye las fuerzas productivas. Y en efecto, cuando aparece una instancia de la que la apariencia objetiva es exterior o trascendente al dominio de ligazón considerado, en ese momento, hay que hablar de un código, y el segundo carácter que refuerza el carácter de código del código genético moderno, es que se trata de un sistema de relaciones indirectas, por ejemplo a nivel de los cuerpos llamados alostéricos donde las relaciones solo pueden ser indirectas precisamente porque se hacen entre cuerpos desnudados de sus afinidades químicas, el concepto de código está perfectamente justificado por esos dos aspectos; en una axiomática, hay relaciones directas que derivan de las cualidades y la instancia apropiadora es directamente económica."
Deleuze
Comentarios
Désubjectivation. "Le sujet n'existe jamais qu'à l'état « larvaire»"
martes, febrero 25, 2014"Abolissement de la forme aliénée sous laquelle l'individu est constitué en sujet, au profil d'une subjectivation sans assujettissements."
« Désubjectiver la conscience et la passion »
"Mais il s'agit d'occurrences exceptionnelles. Deleuze emploie plus couramment les termes voisins de dépersonnalisation ou, plus généralement, de déterritorialisation."
"La question de la subjectivation est en effet la question fondamentale et récurrente pour Deleuze."
"Et, dans les textes qui suivront, c'est encore cette conception qui prévaudra: tous les devenirs (guêpe, orchidée, femme, etc.) qu'analyse Deleuze sont des modes de désubjectivation qui témoignent de ce que
le sujet n'existe jamais qu'à l'état « larvaire», et non comme « sujet substantiel achevé, bien constitué »"
"La désubjectivation se dit d'un sujet
« sans identité, toujours décentré»,
qui s'ouvre à la multiplicité de ses individuations possibles
(au lieu de s'inventer une identité) et se laisse disloquer par la virtualité multidimensionnelle de l'Aiôn (au lieu de se cramponner à l'actualité de Chronos).
Elle représente en conséquence un
« exercice sévère de dépersonnalisation»
s'accomplissant dans la
«corrélation du Je fêlé avec le moi dissous»,
et dont l'enjeu est de libérer le sujet des mystifications de l'histoire opérées au nom du progrès de la conscience et du devenir de la raison ».
Elle fait paraître le caractère indécidable et instable du devenir-sujet -c'est-A-dire, montre que le sujet, toujours issu d'un «synthèse passive» qui lui permet d'exister en contractant » les forces d'où il procède, ne peut aller que d'une «synthèse disjonctive» à une autre,
en changeant constamment de « point de vue »
et en faisant communiquer les différents points de vue qu'il expérimente.
Elle est le mode d'individuation en intensité d'un sujet qui intériorise le dehors et dont le rapport au dehors est aussi -et constitutivement-un rapport au temps pur."
"Le sujet deleuzien est donc un sujet dépossédé de lui-même
qui ne peut s'actualiser que « par variation, expansion, conquête, capture, piqûre», en se laissant déterritorialiser par l'intensité de l'événement pur et segmenter par la « singularité libre, anonyme et nomade qui parcourt aussi bien les hommes, les plantes, les animaux indépendamment des manières de leur individuation et des formes de leur personnalité».
Il est un « agencement machinique de désir» tourné vers des « lignes de segmentation» (ou « stratification») qui font du multiple « une détermination attribuable à un sujet» et vers des «lignes de fuite» (ou « déterritorialisation »)
qui ne cessent de « défaire l'organisme,
de faire passer et circuler des particules asignifiantes, intensités pures»;
en synergie avec « un agencement collectif d'énonciation », lui-même branché sur un « prodigieux dehors qui fait multiplicité» et travaille sur des « flux sémiotiques », mais aussi « matériels et sociaux»."
"En mettant ainsi en avant la question de la désubjectivation. Deleuze entend prendre résolument le parti de la vie aux côtés de Nietzsche et éliminer les « passions tristes» au profit de l'affirmativité pure comme nous y convie Spinoza, mais il entend le faire en s'appropriant par ailleurs la leçon de Fitzgerald et des littérateurs expérimentateurs maudits, c'est-à-dire en se souvenant que
« toute vie est bien entendu un processus de démolition»"
"Le sujet qu'il soumet à la désubjectivation est « un sujet d'ordre pratique dont les fins réelles sont d'ordre passionnel, moral, politique, économique» et
qui est incapable de distinguer « sa raison de son délire».
Et la désubjectivation est elle-même une réponse singulière et inédite au problème général en lequel le protoDeleuze avait reconnu le problème de Hume et de Bergson et qu'il formulait en ces termes
« Le sujet, étant l'effet des principes [à savoir,
les « principes de l'association» qui lui donnent sa « forme nécessaire »,
et les « principes de la passion» qui fonctionnent comme « principe d'individuation»,
n'est rien d'autre que l'esprit comme activité
Pour parler comme Bergson disons que le sujet est d'abord une empreinte,
une impression laissée par les principes, mais qui se convertit progressivement en une machine capable d'utiliser cette impression».
Mais, tandis que Hume attribuait au sujet une « forme nécessaire », Deleuze le pense à partir d'un « principe mobile d'unification par distribution nomade», en montrant que
le temps lui-même ne signifie pas seulement « une passivité dans le moi », mais aussi « une faille ou une fêlure dans le Je », qui témoigne de ce que
« l'individualité n'a pas le caractère du moi, mais au contraire forme et nourrit le système du moi dissous»"
"Aussi le « champ transcendantal » deleuzien est-il un « champ de forces» qui ne surplombe pas le « champ empirique », mais est directement en prise sur lui, et qui
ne comporte aucune instance originelle, aucune territorialisation ultime
(grand signifiant despotique, triangle œdipien, etc.), mais
est constitué de « singularités pré-individuelles»
qui manifestent le statut positif de l'indétermination.
Il permet de poser le problème de l'individuation en termes de « multiplicités linéaires à n dimensions », soumises à des « déformations anarchiques» qui ne se laissent ramener ni à l'un ni au multiple,
et de le résoudre ainsi
« Il faudrait que l'individu se saisisse lui-même comme événement. Et que l'événement qui s'effectue en lui,
il le saisisse aussi bien comme un autre individu greffé sur lui.
Chaque individu serait comme un miroir pour la condensation des singularités, chaque monde une distance dans un miroir»"
"Aussi, la maxime de la désubjectivation est-elle
« Non pas en arriver au point où l'on ne dit plus je,
mais au point où ça n'a plus aucune importance de dire ou de ne pas dire je.
Nous ne sommes plus nous-mêmes. [ ... ] Nous avons été aidés, aspirés, multipliés»"
Le Vocabulaire de Gilles Deleuze
Sous la direction de Robert SASSO et Arnaud VILLANI
Art
La création. "La philosophie doit s'instruire de l'exercice de l'art pour se délivrer d'une image abstraite de la pensée."
martes, febrero 25, 2014"Qualifiant la réussite de la pensée, la création nomme en même temps le procédé des arts. Cela explique l'importance des arts pour Deleuze, qui consacre près du tiers de ses publications à la littérature. A la peinture, au cinéma ou au Baroque.
La philosophie doit s'instruire de l'exercice de l'art pour se délivrer d'une image abstraite de la pensée, et réussir à déterminer concrètement la pensée comme création. « La philosophie, avec toute sa méthode et sa bonne volonté, n'est rien face aux pressions secrètes de l'œuvre d'art»
Chez Deleuze, l'art montre la voie et « indique à la philosophie un chemin qui conduit à l'abandon de la représentation»."
"Si l'expérience de l'art dégage la philosophie de ses errements,
c'est qu'elle indique correctement le fonctionnement vital et corporel de la pensée
« L'acte de penser (est) la seule création véritable. La création, c'est la geoèse de l'acte de penser dans la pensée elle-même. [ ... ] Toujours la création, comme la genèse de l'acte de penser, part des signes». « Penser, c'est créer, il n'y a pas d'autre création, mais créer, c'est d'abord engendrer « penser» dans la pensée». Deleuze ne varie pas sur ce point: « Dire "la vérité est une création" implique que la production de vérité passe par une série d'opérations qui consistent à travailler une matière»: l'art, dans la diversité de ses modes, est une telle matière pour la philosophie, parce qu'il exhibe dans son procédé la modulation de forces nouvelles qui s'emparent de nouveaux matériaux.
L'art est ainsi expérimentation et capture de forces, mais n'a nul privilège sur le plan de la création philosophie et science sont aussi créatrices l'une que l'autre, mais différemment."
« L'exclusivité de la création des concepts assure à la philosophie une fonction, mais ne lui donne aucune prééminence, aucun privilège, tant il y a d'autres façons de penser et de créer, d'autres modes d'idéation qui n'ont pas à passer par les concepts»
Le Vocabulaire de Gilles Deleuze
Sous la direction de Robert SASSO et Arnaud VILLANI
"A este nivel, cada fragmento de código reúne en una combinación, por naturaleza finita, en una combinación móvil, abierta y finita, todos los aspectos heterogéneos considerados, es decir en el mercado primitivo,
si se consideran tales tipos de flujos, hay siempre desequilibrio,
pues, en efecto, no hay forma de intercambio, no hay forma de equivalencia.
Hay un desequilibrio fundamental al nivel de cada flujo cualificado
de tal o cual manera en la relación de intercambio que actúa sobre una combinación, lo que quiere decir que no hay intercambio, hay un sistema de deuda, y la deuda está afectada fundamentalmente de un desequilibrio funcional.
Ese desequilibrio funcional a nivel de cada combinación finita,
que hace intervenir todos los aspectos del código y todos los flujos cualificados diversos, correspondientes; ese desequilibrio esta compensado por los elementos heterogéneos llevados a otro flujo.
Por ejemplo, el desequilibrio entre el acto de dar y de recibir de los objetos de consumo se encuentra funcionalmente -no reequilibrado, el desequilibrio es fundamental y constante-, solo funciona, desequilibrado.
Este es el objeto fundamental de una polémica entre Leach y Levi-Strauss, los dos están de acuerdo en decir que hay desequilibrio,
Leach afirma que ese desequilibrio es una parte fundamental del sistema, una parte de su funcionamiento,
mientras que Levy-Strauss intenta sostener que es una consecuencia patológica del sistema.
Leach tiene razón: a nivel de cada flujo, de cada combinación, de cada flujo que entra en un producto compuesto, hay un desequilibrio fundamental relativo a tales flujos concernidos, y que ese desequilibrio es como recuperado perpetuamente por una extracción sobre otro flujo, sobre un flujo cualificado diferentemente.
Por ejemplo, el desequilibrio entre aquel que distribuye los objetos de consumo y aquel que los recibe va a estar compensado por una extracción sobre otro flujo, el flujo de prestigio donde quien distribuye recibe un prestigio, o recibe, sobre un tercer tipo de flujo, títulos sobre los seres humanos, sobre los blasones, etc..."
Deleuze
"Si Carroll reste en effet le héros de l'organisation secondaire de l'inconscient, Artaud est celui de l'organisation primaire qui échappe de justesse au chaos, et en garde la forme du « non-marqué », définissant la surface comme coupe du chaos, virtualité virginale."
"La notion vient donc directement des textes où Artaud évoque le corps soudé et fluide sans organes, seulement fait d'os et de sang, en ces termes:
« Pas de bouche Pas de langue Pas de dents Pas de larynx Pas d'œsophage Pas d'estomac Pas de ventre Pas d'anus Je reconstruirai l'homme que je suis».
Encore faut-il corriger ces remarques sur deux points, acquis dans le Francis Bacon
1) l'ossature est encore du côté de l'organique;
2) le corps sans organes n'est pas à proprement parler inorganique, mais peuplé d'organes indéterminés."
"Une deuxième origine de l'apparition du CsO se trouve dans la lecture deleuzienne de l'Esquisse de 1895 de Freud.
« La vie biopsychique se présente sous la forme d'un champ intensif où se distribuent les différences déterminables comme excitations, et les différences de différences, déterminables comme frayages».
Deleuze assimile la rencontre des flux à la « tension psychique» (Habitus), la résonance qui en résulte à Eros, le mouvement forcé à Thanatos.
Ce seront ces termes, « couplage », « résonance», « mouvement forcé », que Deleuze reprendra inlassablement pour désigner la rencontre des plis, en y associant, éventuellement dans un ordre différent, trois synthèses.
Dès ce moment la psychanalyse est pour Deleuze « de la géographie»
« Une psychanalyse doit être de dimensions géométriques avant d'être d'anecdotes historiques».
« Toute la vie biopsychique est une question de dimensions, de projections, d'axes, de rotations, de pliages». Et donc aussi de plans."
"Deleuze en tire ou en renforce l'opposition du nomos (le partage légal) et du nomade (la distribution aléatoire)
et les deux manières d'occuper l'espace
« se répartir dans un espace ouvert, répartir dans un espace fermé».
Cette idée donnera la différence entre « lisse » et « strié ». Le CsO, de ce point de vue, marque la limite du corps nomade, un corps virtuel, non marqué, lisse."
"Deleuze note avec Valéry la profondeur du moi-peau, il affirme :
« ce qui est plus profond que tout fond, c'est la surface»"
"Le CsO est donc une surface.
Mais elle est aussi la réponse schizophrénique au corps morcelé, aux membra disjecta et aux mauvais objets partiels. Contre eux est conçu:
« ce néant blanc, surface redevenue calme, où nottent des déterminations non liées, comme des membres épars, têtes sans cou, bras sans épaule, yeux sans front »"
"Le CsO peut donc être défini
«un ensemble non-marqué de complexes de rapports de voisinage (le spatlum, les loci), attendant d'être sillonné de lignes abstraites.).
Pour le schizophrène, il est
« un œuf, traversé d'axes, de seuils, de latitudes et longitudes, de géodésiques, gradients, qui marquent des devenirs et de passages »,
ou encore:
« une surface glissante, opaque et tendue, nuide amorphe indifférencié»,
et sous l'aspect du négatif, lorsque l'on tend vers la loque droguée et l'autiste:
« l'improductif, le stérile, l'inengendré, l'inconsommable»"
"« la limite des corps pleins»."
"Tel serait aussi le « corps sans organes» dont parle Antonin Artaud,
improductif, inengendré, inconsommable.
Au lieu du corps dont le flux d'énergie est canalisé et organisé par les « machines désirantes »,
plus d'organisation du tout
« un pur fluide à l'état libre et sans coupure, en train de glisser sur un corps plein »"
Le Vocabulaire de Gilles Deleuze
Sous la direction de Robert SASSO et Arnaud VILLANI
"Un músico de genio como Stockhausen, cuando intenta decirnos lo que es una combinatoria precisa, en lo que el hace en música, las palabras que emplea me parecen muy significativas:
"mi obra construye una multiplicidad",
está muy cerca del movimiento mismo del proceso de los flujos, los flujos que se descodifican y se desterritorializan, constituyen verdaderamente una multiplicidad.
El empleo por Stockhausen de una palabra que tenía su origen en la física y en la matemática, cuando han formado un substantivo "multiplicidad", un sustantivo que remitía a algo que iva más allá de las alternativas de lo uno y lo múltiple.
La multiplicidad sustancial, la multiplicidad sustantiva, ese era el verdadero desmoronamiento de todo lo que era uno e igualmente de lo que era múltiple, porque múltiple ya no podía servir de adjetivo.
Una multiplicidad siempre creciente de la interpretación musical puede, aquí, volverse posible por una secuencia de 17 periodos -entonces la obra va a tener 17 periodos, y de una periodicidad a la otra, la multiplicidad va a crecer, es lo que he traducido por huir por un extremo.
Un flujo sonoro va a pasar, ¿bajo qué? Sabemos hasta que punto Stockhausen ha participado de todo el
movimiento de descodificación que define a la música contemporánea,
a saber, descodificación, no en el sentido de descubrir el secreto de un código, sino
de destruir los códigos musicales.
El nos da la noción de multiplicidad siempre creciente, eso quiere decir: que pasa bajo todo lo que ustedes puedan reintroducir como código. Resulta, entonces, un proceso dinámico libre, dinámico puesto que
la multiplicidad crece constantemente
-es lo que he intentado decir cuando hablaba de flujos descodificados que tienden hacia un límite exterior.
La multiplicidad es proceso, no combinatoria, puesto que es siempre creciente y libre, puesto que no alcanza un límite ni entreve un fin, en efecto, el movimiento, el proceso tiende hacia su límite exterior que siempre es exterior y se reconstituye a medida que mana el flujo descodificado.
Pero el no ira demasiado lejos en esta dirección, va a decirnos: yo voy a liberar un proceso dinámico de multiplicidades crecientes que no dejara de descodificarse y tender hacia su límite. Digo que a este nivel no hay nada de combinatoria o de axiomática, es el dominio del proceso, pero al mismo tiempo, todo crecimiento de la multiplicidad, según él, debe ser compensado con una reducción y una convergencia de los elementos formales a interpretar, y por una limitación correspondiente de las leyes de la combinación.
Formidable: en la primera frase hablaba en términos de proceso, en la segunda frase, habla en términos de combinatoria y de axiomática. Quisiera que sientan que lo que estamos diciendo de la música de Stockhausen, no es diferente, en absoluto, al nivel en el que nos colocamos, de lo que acabamos de decir de la economía política monetaria más pura. Si reemplazamos una cualidad de flujo por otra, es exactamente la misma cosa.
Soy muy sensible al genio de Stockhausen, pero tener genio, no impide hacer todo tipo de compromisos o bien hacer una obra que parece la más axiomatizada o de mayor combinatoria posible, y al mismo tiempo participar en todo tipo de piezas y de pedazos, la combinatoria, la axiomática, es absolutamente no-consistente, lo que no impide que funcione y que tenga una función muy curiosa.
En una primera frase nos dice: voy a hacer pasar un proceso dinámico libre de multiplicidades crecientes y descodificación de flujos, pero, atención, no necesita exagerar, necesita que el procesos mismo de los flujos (el crecimiento de los flujos, fluctuación de lo que fluye), el flujo fluye por acrecentamiento de la multiplicidad, necesita compensar eso, "debe ser compensado"
-"Debe", eso tiene un sentido legitimo o ilegitimo, o bien nos dice: "debe" porque, yo, Stockhausen, lo deseo, deseo que sea así; o bien nos dice que es la naturaleza del proceso de multiplicidades crecientes el que es compensado, ¿entonces, por qué? Si, en el interior, de Stockhausen, puesto que es lo que él ha hecho. Pero, ¿Es forzoso que así sea, eso pertenece a la música? Es la originalidad de Stockhausen, pero concebimos, perfectamente, búsquedas sonoras sobre el proceso sonoro de multiplicidad creciente donde el crecimiento de la multiplicidad no debe ser compensado; ¿por qué debería serlo? Es posible pero no forzoso.
¿A qué llama él compensar? Los procesos de flujos en multiplicidades crecientes, es un proceso que afecta el espacio y el tiempo; es un proceso que tiene por base el espacio-tiempo o aún la duración. En un tal proceso espacio-temporal de multiplicidades crecientes, hay toda una circulación de flujos y aún más, hay toda una fluctuación creciente de flujos. Cuando nos dice: eso debe ser compensado, nos dice que la libertad creciente en la multiplicidad espaciotemporal debe ser compensada por una restricción en la combinatoria de los elementos formales, timbres, frecuencias. En su asunto hay 17 periodos, de una periodicidad a otra, la multiplicidad crece con, como él lo dice: los principios de "indeterminación gradual de los intervalos de ataque y de su sucesión", entonces de un periodo a otro, esta indeterminación o éste indeterminismo musical que hace uno con el crecimiento de la multiplicidad, de un periodo a otro, se dibuja y se define como multiplicidad espacio-temporal, un crecimiento continuo. Es lo que yo llamaría una descodificación y una desterritorialización cada vez más activada de flujos, pero al mismo tiempo, esto va a ser recubierto por otra cosa, a saber, cuando nos aproximamos al diecisieteavo periodo, donde la multiplicidad acrecentada está más próxima a su límite -entre más próximo al 17avo periodo, más la multiplicidad creciente y su libertad de flujo va a ser compensada por una combinatoria de elementos formales, al punto que, como dice Stockhausen a continuación, el 17avo periodo (el de la multiplicidad más creciente)- deberá igualmente ser el más próximo del primer periodo, en el que la multiplicidad era equivoca. No podemos menos que decir que la combinatoria substituye un conjunto de relaciones formales interiores al proceso y al límite exteriores del proceso."
Deleuze
"« En vérité les concepts ne désignent jamais que des possibilités. Il leur manque une griffe, une violence originelle faite à la pensée, une étrangeté, une inimitié. Ce qu'il y a de premier dans la pensée, c'est l'effraction, la violence, l'ennemi. Tout part d'une misosophie»"
"On opposera donc du tout au tout
l'acéphale dans la pensée,
l'amnésique dans la mémoire,
l'aphasique dans le langage,
qui sont la seule façon de penser, se souvenir, parler, parce que
« penser c'est créer, et créer, c'est engendrer « penser» dans la pensée»,
aux postulats d'une pensée comme bon um, prête à toutes les compromissions et toutes les rationalisations secondaires."
"Tout aussi virtuels que les Idées, les concepts sont donc des touts fragmentaires, des multiplicités finies de composantes inséparables. Le concept en tant que tel est le nouveau découpage qui donne une consistance inédite à des composantes hétérogènes."
"L'Idée laisse prévoir comment les singularités peuvent s'apparier pour former un chaoïde,
le concept est le fragment de pli même formé par ces singularités portées à l'infini par le déploiement des voisinages."
Le Vocabulaire de Gilles Deleuze
Sous la direction de Robert SASSO et Arnaud VILLANI